Une nouvelle norme vise à limiter les risques de perte d’audition chez les jeunes

Mise en ligne le 19/02/2019 à 08:43
Une nouvelle norme vise à limiter les risques de perte d’audition chez les jeunes

La tendance à écouter de la musique sur son smartphone ou lecteur audio chez les jeunes ne cesse de croître. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Union internationale de télécommunication (UIT) ont décidé de publier une nouvelle norme visant à mieux sécuriser ces appareils afin d’éviter les risques de déficience auditive chez les 12-35 ans.

D’après l’OMS, environ la moitié des personnes âgées de 12 à 35 ans court le risque de pâtir une déficience auditive suite à une exposition prolongée, et bien souvent excessive, à des sons trop forts. En effet, l’essor des nouvelles technologies permettant d’écouter de la musique en tout lieu et à tout instant, a fortement augmenté le risque de surdité chez d’1,1 milliard de jeunes.

            Une nouvelle norme basée sur le volontariat

Face à ce constat, l’OMS s’est alliée avec l’UIT pour créer une nouvelle norme pour la fabrication et l’utilisation des smartphones et lecteurs audio, la perte de l’audition étant irréversible. Cette norme, appelée « Appareils et systèmes audio sans risque », préconise la mise en place par les fabricants d’un logiciel permettant de déterminer le seuil de tolérance sonore selon la durée ainsi que le niveau de l’exposition.

De plus, des informations devront être inclues afin que les jeunes puissent savoir avec quel degré de sécurité ils écoutent la musique. D’autres options pourront également être développées comme, par exemple, la diminution automatique du volume ou bien le contrôle parental.
Cependant, l’application de cette norme se fera sur la base du volontariat. Ainsi, les gouvernements et fabricants ne seront pas obligés de la mettre en œuvre même si cela est fortement recommandé par l’OMS.

            Se faire dépister dès son plus jeune âge peut s’avérer essentiel

Cette année, la journée nationale de l’audition aura lieu le 14 mars. Visant à sensibiliser la population française sur les troubles liés à l’audition, cette journée permet de mettre en exergue l’importance du dépistage. En effet, il n’est pas impossible qu’un enfant qui entend à la naissance devienne sourd par la suite à cause d’un problème génétique, d’une maladie infectieuse, des complications lors de la naissance ou encore la prise de médicaments toxiques pour l’ouïe par la femme enceinte.

L’OMS rappelle également qu’il est compliqué de reconnaître les signes chez les nourrissons puisqu’ils compensent leur surdité par une capacité d’observation très développée, ce qui rassure de manière équivoque les parents.

Les troubles de l’audition n’affectent pas uniquement les personnes âgées, il est primordial de saisir l’importance de bien réguler le niveau et la durée de son exposition à des sons. Par ailleurs, se faire dépister dès la naissance est un réflexe qu’il faut adopter afin de se rendre au plus vite chez un audioprothésiste dans le cas où l’on aurait besoin d’appareils auditifs.