La télémédecine se démocratise en France

Mise en ligne le 28/12/2018 à 08:50
La télémédecine se démocratise en France

Depuis 2009 et la loi HPST relative à l’hôpital, aux patients, à la santé et aux territoires, la télémédecine possède un statut juridique. Il aura fallu 8 années de tests et d’expérimentations pour qu’en 2018, la télémédecine figure dans le droit commun des pratiques médicales françaises.

Concrètement, la télémédecine est d’après le ministère de la santé « une forme de pratique médicale à distance fondée sur le recours aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. »

Plus précisément, la télémédecine regroupe cinq actes définis par la loi. Il s’agit de :

-    La téléconsultation qui permet à un médecin d’effectuer un acte médical mais à distance grâce à la visioconférence.
-    La télé-expertise qui est un échange entre plusieurs médecins, praticiens ou professionnels de la santé afin d’établir ensemble un diagnostic sur un dossier médical partagé électroniquement. Ce dossier digital va devenir dans les années à venir, le nouveau carnet de santé.
-    La télésurveillance médicale qui permet à un médecin d’analyser et d’interpréter des données sur l’état de santé du patient qu’il a lui-même transmis ou provenant d’un professionnel de la santé.
-    La téléassistance : elle permet à un médecin de pouvoir accompagner et assister un collègue à distance dans la réalisation d’un acte chirurgical ou médical.
-    La réponse médicale apportée dans le cadre de la régulation médicale : il s’agit un diagnostic provenant des médecins des centres 15 dans le but d’apporter le soin le plus adapté en fonction de l’appel reçu.

La télémédecine vient donc agir comme une aide complémentaire aux pratiques médicales classiques. Son principal atout est de faciliter l’accès aux soins à des personnes se trouvant dans des déserts médicaux notamment. 

Autre avantage de la télémédecine, elle permet de réduire le nombre de patients dans les cabinets médicaux. Cela offre par conséquent plus de temps aux médecins pour échanger avec leurs patients afin de proposer un diagnostic plus précis.

L’Etat prévoit environ 500 000 actes de téléconsultation pour 2019, près d’1 million en 2020 et 1.3 millions en 2021. Dès fevrier 2019, la télémdecine sera remboursée par l'Assurance maladie et selon les contrats, par les mutuelles santé.