Réforme du RAC 0 : ce que vous devez savoir

Mise en ligne le 18/12/2018 à 08:50
Réforme du RAC 0 : ce que vous devez savoir

Le 3 décembre, le parlement a adopté la réforme du RAC 0 également appelée 100% santé. L’objectif avec cette mesure est de limiter le renoncement pour la pose d’une prothèse dentaire, pour l’équipement d’un appareil auditif et d’une paire de lunettes.

Seuls certains équipements seront concernés par la réforme. Il s’agit de paniers de soins assurant une qualité satisfaisante aux patients. Ces derniers auront donc le choix entre une offre de soin comprise dans la réforme et pour laquelle aucun reste à charge ne sera à débourser et pour une offre non comprise dans la réforme et pour laquelle, les patients devront s’acquitter d’un reste à charge. Logiquement, les produits de santé non inclus dans le panier de soin du RAC 0 sont censés être plus haut de gamme et de meilleure qualité.

La mise en place de la mesure sera progressive. Ainsi, pour les appareils auditifs et les lunettes, les tarifs seront dans un premier temps plafonnés pour être totalement remboursés dès 2021. 
Pour les soins dentaires, le dispositif sera là aussi progressif mais à partie de 2020, les patients pourront bénéficier d’un reste à charge zéro. Les prothèses entièrement remboursées seront en céramique pour les dents visibles et en métal pour les dents du fond invisibles. 

La mise en place d’une telle réforme, bien que nécessaire, sera évidement très couteuse. Ce sont ainsi la Sécurité Sociale et les mutuelles qui devront assurer le financement la réforme 100% santé.

Le risque qui entoure la réforme est de voir les mutuelles santé augmenter leurs tarifs afin de compenser le coût de cet investissement. Dans ce cas, le nombre de personnes ne pouvant financer leur mutuelle santé risque d’augmenter et les remboursements des soins santé diminuer. L’avantage financier que permet la réforme n’aurait alors plus grand intérêt.

Les jours à venir annoncent de grandes négociations entre le ministère de la santé et les mutuelle santé afin de limiter au maximum cette potentielle hausse de cotisations de complémentaire santé.