Snapchat incite les jeunes à avoir recours à la chirurgie esthétique

Mise en ligne le 20/02/2019 à 08:35
Snapchat incite les jeunes à avoir recours à la chirurgie esthétique

Qui n’a pas déjà mis un filtre Snapchat sur l’un de ses selfies pour adoucir son grain de peau, affiner son nez ou encore agrandir ses yeux ? Cette pratique, innocente à première vue, est à l’origine d’un phénomène de plus en plus répandu auprès des jeunes : la « dysmorphie » de Snapchat, ou comment avoir recours à des actes chirurgicaux pour ressembler aux filtres de l’application mobile.

         La chirurgie esthétique en vogue auprès des jeunes

C’était inédit et pourtant c’est arrivé : en France les 18-34 ans ont subi davantage d’opérations esthétiques que leurs ainés âgés de 50 à 60 ans. Les interventions les plus populaires sont les injections de Botox et d’acide hyaluronique ainsi que le peeling facial, techniques non invasives à prix relativement abordable, permettant par exemple d’augmenter la taille de ses lèvres ou de gommer les imperfections de la peau.

Cette nouvelle tendance chez les jeunes démontre l’importance extrême ainsi que l’omniprésence de l’image de soi. Dans notre société actuelle, être « parfait(e) » de la tête aux pieds serait presque devenu une obligation. Les photos retouchées postées par les influenceurs sur les réseaux sociaux ont, en grande partie, déclenché ce phénomène, renforcé par le fait que, désormais, il est possible d’atteindre l’illusion de la perfection grâce à des filtres apposés sur nos selfies en quelques secondes.

         La « dysmorphie » de Snapchat

Les plasticiens disent que les personnes souhaitant subir une intervention esthétique sont de plus en plus jeunes et ne leur présentent plus de photos de célébrités auxquelles elles voudraient ressembler. Désormais, les patientes leur tendent des images d’influenceuses beauté et bien-être ou encore des selfies retouchés.

En effet, la « dysmorphie » de Snapchat consiste ainsi à vouloir ressembler à sa propre image digitale mais modifiée. Les jeunes veulent donc conserver leur visage mais avec la sensation d’avoir un filtre Snapchat posé de manière permanente afin de les conforter dans leur idéal de beauté, la plupart du temps inaccessible.